Arrivés à Shari, il nous a invités à boire un pot dans un
restaurant, ce qui nous a également permis de manger. On peut dire qu’on avait
les crocs ! On a passé deux bonnes heures à discuter avec lui, de ce que
l’on faisait, des différences entre la France et le Japon en termes de
comportements sociaux et de transport. Ce fut un moment très plaisant !
Nous nous sommes séparés à la gare puisque lui restait dans la ville pour y
passer la nuit. Pas de chance, nous avons raté notre train, nous avons manqué
de vigilance. Nous sommes restés dans cette gare 1h30 de plus alors qu’il était
déjà 15h passées. Nous sommes arrivés à notre destination, Kawayu Onsen, sur
les coups de 18h. La nuit était en train de tomber, les bus ne passaient plus,
et le camping le plus proche était à une quinzaine de bornes. Aie, l’épopée
risquait de devenir compliquée. En commençant notre marche, à même pas 500
mètres de la station de train, le Parkway Hotel se tenait là. Avec Pierre, nous
nous sommes regardés, il commençait à flotter, nous nous sommes dits qu’il
serait plus raisonnable de rester dans cet hôtel pour la nuit, quitte à partir
tôt le lendemain matin. Le tarif de la nuit était de 4900 yens, et il fallait
rajouter 2000 yens pour le diner et le petit déjeuner. Nous avions faim, donc
nous avons pris cette formule. De plus, cet hôtel abritait un onsen, donc cela
nous a paru raisonnable. Nous avons pris possession de notre chambre, et avons
aimé la découverte d’une chambre typiquement japonaise (dommage, j’ai oublié de
prendre une photo…) Nous sommes allés manger et qu’elle fut notre surprise de
voir sans cesse arriver des plats. On se demandait quand ça allait s’arrêter.
Au final, voilà ce qu’il avait sur la table pour deux personnes :
Rassasié comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes partis
direction l’onsen. Ce dernier était composé de douches, d’un spa intérieur (qui
était définitivement trop chaud, 50°C minimum) et d’un spa extérieur. L’eau de
ce dernier était un peu moins chaude, ce qui nous a permis de nous relaxer.
Après avoir installé les lits, (les lits sont des sortes
de couchettes avec des couettes que l’on range dans un placard la journée), le
sommeil nous a emportés.
Le lendemain, levés 7h pour pouvoir visiter Kawayu Onsen.
Le petit déjeuner nous attendait et quel petit déjeuner ! Voyez
plutôt :
Afin de faciliter notre découverte du coin, nous avons
décidé de rester dans cet hôtel si sympathique. Son avantage est qu’il était au
centre de ce que l’on voulait faire et que l’on était en plus tout prêt de la
gare. Un des gérants nous a expliqué qu’avec un pass de 2 jours pour seulement
1500 yens, on pouvait aller visiter les sites touristiques situés autour de
Kawayu Onsen en prenant le bus de manière illimitée. C’est donc ce que l’on a
fait. Le bus partait de la gare pour passer au lac Mashu, un des plus renommés
du Japon, et ensuite revenir sur ses pas pour aller cette fois au lac Kussharo.
Ce dernier abritrait un monstre appelé Kusshi. Sur la route, le bus s’arrêtait
également à Ion-San, montagne réputée pour cracher en permanence des fumées de
souffre. Voici quelques photos de ce que l’on a vu :
Dans le bus, Pierre a entamé la conversation avec Shunya, un japonais vivant sur Tokyo, qui était venu sur Hokkaido le temps de ses vacances pour s’adonner à la photo. A la fin de la journée d’excursion, nous sommes allés prendre un chocolat et manger quelques pâtisseries françaises dans un café à proximité de la gare. C’était pour lui sa première expérience de pain au chocolat et je ne pense pas sa dernière 😉. Nous sommes retournés à l’hôtel après ce bon moment de partage pour terminer la journée dans l’onsen suivi d’un bon repas.
Le lendemain, direction Akan Kohan, une ville située à proximité de deux montagnes très connues O-Akan-Dake et Me-Akan-Dake. A la base, nous aurions voulu randonner mais le temps nous manquait si on restait au Ryokan. Nous sommes donc allés en bus là-bas et dès notre arrivée, un japonais parlant un anglais impeccable nous a abordés, il s’appelait Hozumi. Il nous a expliqué qu’il avait voyagé à travers énormément de pays pour son travail. Il restait à proximité de la station de bus car un jour, il eut une crise cardiaque à celle-ci et c’est la guichetière qui lui a sauvé la vie en appelant les secours immédiatement. La considérant comme son ange gardien, il passe la voir tous les jours. A Akan Kohan, nous ne pouvions pas restés longtemps à cause des horaires de bus. Nous avons tout de même eu le temps d’y faire la rencontre d’une famille coréenne qui dormait dans le même Ryokan que nous et que Pierre la veille avait retrouvé leurs clés de voiture. Nous avons passé un rapide moment avec eux avant de partir à la découverte du lac de la ville à bord d’un bateau. Il y avait le musée des marimos en son centre, qui sont des algues de forme ronde. C’est une espèce protégée qui a beaucoup dépérit la fin du siècle dernier, et qui est en pleine recroissance en ce moment.
Voici quelques photos du lac et de son environnement. On peut dire que j’ai eu de l’inspiration sur le bateau tellement l’endroit était beau et relaxant. Après cette visite, nous avions tout juste le temps d’attraper le bus pour nous ramener à Kawayu Onsen.
Dernière nuit passée au Ryokan, direction le lendemain à Asahikawa où nous attendait Masaki et Masami. Rentrant un ou deux jours plus tôt que prévu, nous sommes directement allés à la piscine pour retrouver notre hôte. Nous avons acheté un gâteau français pour ne pas arriver les mains vides. Ne travaillant pas cet après-midi-là, on nous a fait attendre avec ses collègues le temps qu’il vienne nous chercher.
Nous sommes restés deux jours chez nos nouveaux amis, la première a été dédiée à leur faire de la cuisine française ce qui implique de trouver les aliments dans leurs supermarchés. Ce ne fut guère évident, mais nous y sommes arrivés. Au menu, quiche aux lardons et courgette avec un préfou en entrée, escalopes à la crème avec poelée de pommes de terre accompagnée de champignons, lardons, courgettes et lardons. Pour finir, Pierre leur a concocté une salade d’oranges finement pelées aromatisées à la vanille. Tout le monde s’est régalé. Le lendemain, Masaki ne travaillant pas, direction le golf pour que l’on teste leur passion commune. En fait, il s’agit plutôt d’un mini-golf mais pas ceux que l’on peut trouver en France. Les balles sont plus grosses que celles utilisées traditionnellement, ce sont des parcours de 9 trous pouvant aller de 22 à 100 mètres et nous avions qu’un seul club, le putter (à vérifier). Nous avons fait deux parties et nous nous sommes bien amusés. Après, direction un book store pour que Pierre s’achète un meilleur support pour apprendre le japonais et ils nous ont invités à manger dans un restaurant.
Le lendemain, on partait pour faire l’excursion du Daisetsuzan.





















































































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