Nous sommes partis avec Pierre Samedi 10 aout de Paris
afin de dormir chez Jérémy et Saem. Nous les remercions d’ailleurs
chaleureusement pour leur accueil.
Le lendemain matin, nous nous sommes levés à 8h30 pour partir
à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. 1h30 de métro plus tard, nos billets en
poche et les bagages expédiés en soute (21 kg pour Pierre et 18 kg pour moi…
ouille), nous voilà fin prêt pour le départ de nos aventures.
Premier avion, Air France, avec la chance d’être
surclassé à notre arrivée ! 3 heures d’avion pour aller jusqu’à Moscou,
des hôtesses de l’air charmantes et un repas plutôt pas mal… Voyez
plutôt : entrée quelconque, noix de Saint-Jacques avec riz pour plat
principal, fromage et salade de fruits pour dessert. Ce qui était grandiose,
c’est que le tout était accompagné de champagne, bordeaux et cognac pour finir,
et une des hôtesses nous aimait bien ;-)
Arrivée sur Moscou vers les 18h30 locales (décalage de 2h
avec la France), là nous avons fait la connaissance de Carolina et David, deux
espagnols (qui parlaient parfaitement bien français) qui partaient pour le
Vietnam (lui était d’origine belge et vietnamienne). Nous sommes restés une
paire d’heures avec eux et ils ont filé vers leur propre aventure. Notre avion
avait 1h30 de retard suite aux intempéries entre le Japon et la Russie, nous
avons dû donc attendre un peu plus.
Second avion, Aeroflot, compagnie russe, avec des
hôtesses de l’air habillées tout en orange. Elles avaient la classe mais ne
parlaient pas un strict mot de français et leur anglais était à hacher au
couteau 😌. Là, le voyage en avion était plus long, il
a duré 8h. Je fais une impasse sur la nourriture servie durant le vol... 😓
Joyeuse surprise sur le vol, nous avons fait la connaissance de 2 lillois,
Xavier et Rémy, qui allaient au Japon pour une semaine après être restés une
semaine en Russie. Nous nous sommes donc mis d’accord pour passer la première
journée sur Tokyo ensemble.
Arrivée sur Tokyo à midi le lundi 12 aout. Une fois la
douane passée, ça y est, nous voila sur territoire nippon. Notre arrivée s’est
faite à Narita, aéroport de Tokyo, situé à tout de même une heure de train du
centre-ville. Nous avons pris le Shikansen (TGV japonais) pour pouvoir déposer
nos affaires dans une auberge où nous passerions la nuit. Apres notre premier
bol de ramen (nourriture japonaise), nous avions toutes les forces nécessaires
pour accomplir notre quête. Nous avions vu dans un quartier un rassemblement
d’auberges de jeunesse à bas prix donc noud y sommes allés. Le quartier en
question est Asakusa, un très joli lieu.
Après maintes recherches infructueuses, nous nous sommes
rabattus sur un capsule hôtel. Pas d’inquiétude. Ce n’est pas un hôtel où l’on
prend de la drogue, s’il s’appelle ainsi, c’est que l’on dort dans des sortes
de capsules, sorte de dortoir sur deux étages où chaque box est cloisonné de
celui du voisin. Une fois les affaires posées, vamos a Tokyo center. Un
quartier nous intéressait particulièrement, celui d’Hakihabara. C’est le
quartier des « otakus », personnes atteintes d’une passion
monomaniaque sur l’univers du manga et de l’informatique. C’est à cet endroit
que l’on trouve beaucoup de matériel informatique à bas prix. C’est donc à cet
endroit que j’ai pu acheter la tablette qui me permet d’écrire le blog. Etant
un Etienne, je n’ai pas pensé en l’achetant qu’elle serait en Japonais… Je
reviendrai sur cette histoire un peu plus loin… Pierre, quant à lui, a acheté
un superbe appareil photo. Le magasin était tellement grand, 8 étages d’un
hectare (100m x 100m) que nous avons perdu les autres français… que nous avons
retrouvé à l’hôtel après une bonne heure de recherche. Fatigué, la journée
commençait à être longue, nous sommes
allés prendre une douche et là, je suis tombé sous le charme. La douche
japonaise est bien plus ergonomique que celles que l’on peut trouver dans les
pays occidentaux. Ce sont des douches communes avec un bain chaud (spa) pour
terminer. Chaque douche a une sorte de pot où l’on s’assoit face à un miroir.
Le savon et champoing sont mis à disposition. Le but est de se nettoyer tout le
corps (beaucoup plus facile étant assis) afin de ne pas salir l’eau du bain.
Cette dernière est très chaude, elle avoisine les 45°C. Dans l’hôtel, il y
avait également un sauna si on voulait suer.
Après ce reposant et relaxant moment, il était temps
d’aller dormir. Etant curieux par nature et impatient de jouer avec ma nouvelle
tablette, c’est à ce moment que je me suis aperçu qu’elle était en Japonais.
Trop fatigué pour réfléchir, je suis allé me coucher alors que Pierre faisait
la connaissance avec deux français.
A l’origine, nous devions nous lever à 6h le lendemain
(s’étant couché à minuit la veille), sauf que mon réveil a sonné, a réveillé
tout le monde sauf le principal intéressé… Voyant ceci, Pierre a préféré me
laisser dormir et me réveiller naturellement (1h30 plus tard) et je l’en
remercie.
Une nouvelle journée commençait… Un café et hop, les
idées étaient claires. Nous avons décidés de rester une journée supplémentaire
sur Tokyo afin de régler cette histoire de tablette et de prendre des
renseignements sur Hokkaido, la prochaine étape
de notre périple.
Première étape, direction le TIC (Tourist Information
Center) pas très loin du quartier d’Hakihabara. Après quelques recherches, nous
arrivons à destination et demandons des renseignements pour aller à Hokkaido en
ferry. Cette personne était enchantée qu’on aille à Hokkaido et elle nous a dit
qu’on allait en prendre plein nos petites mirettes. Les renseignements pris,
elle nous a invités à passer à l’étage afin de prendre un thé dans une
librairie destinée aux touristes. Ici, nous fait la connaissance de deux
charmantes japonaises, qui, quand nous leur avons expliqué notre trek, se sont
mis en quatre pour nous donner tout plein d’informations. C’est à ce moment-là
que j’ai sorti ma tablette et que je leur ai demandé de l’aide. Nous avons
réussi grâce à elles, à installer le clavier français mais les menus restaient
toujours en japonais. Alors Pierre est devenu un gars qui lisait le japonais et
il a réussi à trouver l’endroit des langues pour télécharger les mises à jour
des menus en français. Une fois fait, rien n’avait changé… Après avoir remercié
ces gentilles personnes, nous avons réservé notre ferry pour le lendemain. Nous
sommes retournés au magasin où j’ai acheté ma tablette pour nous venir en aide
et en y allant, nous nous sommes arrêtés au Tokyo International Center. A
l’intérieur d’un magnifique bâtiment, qu’elle n’a pas été notre surprise de
voir des pompiers entrainer des tous petits à éteindre un feu fictif, à
l’extincteur ou à la lance, de connaitre les gestes de sécurité lors d’un
séisme, de savoir se hisser à la corde sur un filin horizontal ou de passer
dans un couloir rempli de fumée. Nous sommes restés estomaquer avec Pierre face
à cette bonne pratique et nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de
l’importer en France. Voici quelques photos pour se faire une idée.
On parle des enfants et non du bâtiment qui est pourtant
d’une envergure incroyable. J’en veux pour preuve ces quelques photos
impressionnantes.
De retour à notre quête principale, nous sommes arrivés
au magasin de la veille. Nous avons essayé de trouver le même vendeur mais
c’était peine perdue. Les filles du TIC nous avait fait un mot en japonais
expliquant la raison de notre venue mais en allumant la tablette, le vendeur
faisait une drôle de tête, il l’a tourné vers nous et elle était en français.
Un vrai magicien ce Pierre !! Nous nous sommes excusés de les avoir
dérangés et en avons profité pour regarder les MP3 pour Pierre. Après avoir
trouvé son bonheur, nous avons pris le chemin du retour et il faisait déjà
nuit. De retour du côté de l’hôtel, plein de personnes étaient agglutinées sur
le pont. Une fête traditionnelle se déroulait et nous avons eu de la chance de
pouvoir y participer. Des lampions étaient jetés sur le fleuve, à partir du
bord ou d’un bateau et cela a été accompagné de chants religieux. Cela
ressemblait fortement à une fête religieuse mais nous ferons des recherches
pour vous dire à quoi elle correspondait exactement. (13 aout)
Ensuite, nous avons continué à marcher puisque nous
étions dans le vieux Tokyo. Nous sommes arrivés à une sorte de marché couvert
mais il était fermé. Son entrée est magnifique, voyez par vous-même :
De retour
à l’hôtel, nous sommes relaxés avec un bon bain. Nous avons passé du temps dans
la salle commune où le wifi est disponible et avons rencontré des français.
Nous nous sommes couchés à 5h du matin, après une très intéressante discussion.











































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RépondreSupprimerLa fréquence des séismes doit leur donner une culture du risque bien différente de chez nous.
RépondreSupprimerPour les lampions, c'est Obon, la fête des ancêtres, où les morts viennent faire une visite aux vivants. Les lampions sont destinés à les reconduire vers l'au-delà.
http://www.routard.com/mag_evenement/189/festival_d_obon_au_japonle_retour_des_morts_vivants.htm